"Retraites, et si l’on parlait travail !" par Francis Coulon



Y aura-t-il une « réforme des retraites Macron » ? Sera-t-elle efficace ou amoindrie par certaines concessions pour éviter les conflits sociaux ? Sera-t-elle suffisante pour garantir la pérennité des pensions ? Sera-t-elle perçue comme juste ? L’avenir le dira. Mais ce qui apparaît le plus clairement et a été remarqué par de nombreux économistes, c’est que parler des retraites, c’est aussi parler du travail et cela adresse de nombreux sujets périphériques : le travail des femmes, les carrières hachées, les jeunes peu diplômés aux carrières longues, la pénibilité. Dans ce registre, la fin de carrière des séniors est un élément clé : nous savons que le taux d’emploi des 24-49 ans chute de 20 % pour la tranche 50-64 ans, mais cette chute s’accélère, car après 60 ans, le taux d’emploi n’est que de 35,5 % versus 81,8 % pour les 24-49 ans. Repousser l’âge de départ à la retraite sans revoir la gestion des séniors serait faire passer des centaines de milliers de personnes de la case retraite à la case chômage.



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